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Etablissements culturels

Dimanche 13 janvier 2008

Robert Lepage, metteur en scène québécois, nous fait voyager à la découverte du conteur Hans Christian Andersen. Une rencontre entre romantisme et modernité.

Une danse sensuelle et poétique avec un mannequin de couture ; une lampe de chevet pour un jeu d’ombre et de lumière inspiré du conte L’Ombre d’Andersen ; une laisse animée pour faire vivre Fanny, une chienne caractérielle… Robert Lepage impressionne par la manipulation d’objets très simples. Et paradoxalement, il multiplie des univers où les langages cinématographique et théâtral s’entremêlent dans une perspective multidisciplinaire. Les dispositifs techniques source de créativité relèvent de la prestidigitation. L’acteur, Yves Jacques, change de costumes avec une dextérité impressionnante. Le recours aux nouvelles technologies crée des images étonnantes. Les talents de Robert Lepage sont une fois encore reconnus pour leur originalité. Pourtant, il ne s’agit que de projections de différents décors sur une toile incurvée, d’un immense cadre et de planchers mouvants, mais l’effet obtenu est saisissant.

Robert Lepage explore les thèmes de la solitude, des espoirs déçus, des fantasmes inassouvis, des troubles de l’identité sexuelle, de la soif de reconnaissance qui se dessinent en filigrane dans la vie et les œuvres d’Andersen. A travers trois personnages, il attire l’attention sur la part d’ombre et de lumière qui cohabite en chacun de nous. Yves Jacques incarne tour à tour Frédéric Lapointe, auteur québécois invité par l’Opéra Garnier pour écrire une œuvre pour enfants à partir d’un conte méconnu d’Andersen, La Dryade ; le directeur artistique de l’Opéra Garnier, de La Gambretière ; et Rachid, un jeune tagueur maghrébin, concierge de « peep-show ». C’est par le voyage, « le mouvement vers l’Autre », que Frédéric Lapointe tente de découvrir ce qui le touche et l’anime. « Aller vers l’extérieur pour mieux comprendre l’intérieur ». Au lieu de nous présenter une simple biographie, Robert Lepage a choisi de mettre en exergue ce qui, dans la vie d’Andersen, trouve un écho dans notre monde moderne. Alliant humour, tendresse, perversité et inquiétude, il en profite pour remettre en cause l’idée que Paris est le centre névralgique de la culture et il aborde les politiques européennes culturelles où la question du financement passe avant la création artistique. Malgré des thèmes qui peuvent choquer, l’acteur ne tombe jamais dans la vulgarité.

Sollicité par le Royaume du Danemark pour célébrer le bicentenaire de la naissance de l’auteur du Vilain petit canard, Robert Lepage a mis plusieurs mois avant d’accepter le projet. C’est en lisant le journal intime de l’écrivain qu’il s’est découvert des points communs avec le conteur danois. Ce sentiment d’être différent des autres, comme l’éprouvait Andersen, a amené le metteur en scène à s’identifier à lui, lui permettant d’aborder l’homme sous un angle méconnu. Andersen menait une vie loin des fées de ses contes pour enfants.

Après deux ans de représentation, ce spectacle est parfaitement rôdé. A ne pas manquer.

Par Sophie
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Mardi 20 mai 2008
Les musées français sont confrontés à une situation complexe quant à leur financement. En effet, si l'Etat intervient avec des subventions, une logique de rentabilité -et par conséquent d'autofinancement- s'installe dans l'esprit des directeurs de musée. Ainsi, sur le site du Musée du Louvre, on trouve une rubrique : "Soutenez le Louvre". Le Louvre vise ensuite 2 publics : les privés individuels et les entreprises & Fondations.

Désengagement futur de l'Etat d'ici quelques années ? Musées à l'anglosaxone ? Il est difficile de répondre pour le moment, mais une nouvelle ère semble s'engager dans le champ de la culture et plus particulièrement des musées.

Le bugdet du Louvre en 2005 s'élève à 165 millions d'euros dont 35% de ressources propres et 65% de subventions.
Par "ressources propres", j'entends :
    - les ventes de domaines
    - la billeterie
    - le mécénat
    - l'édition et les produits dérivés
    - la location d'espace
    - les dons des particuliers
    - les tournages
    - les loyers
    - l'itinérance

La fréquentation en 2005 représente 7,553 millions de visiteurs et 8,3 millions en 2006.

Par Sophie
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Jeudi 18 septembre 2008

L'Institut Pasteur célèbre ses 120 ans. L'occasion pour Alice Dautry, directrice générale depuis 2005, de revenir sur l'importance de la recherche.

L'Institut Pasteur est une fondation privée créée en 1888 par Louis Pasteur, grand scientifique français, notamment connu pour l'invention du vaccin contre la rage testé en 1885. Il est aujourd'hui reconnu d'utilité publique. La gestion de l'Institut est identique à celle défendue par son fondateur en 1888. Ce sont les dons qui financent en grande partie la recherche. Les découvertes scientifiques permettent également un auto-financement grâce à la déposition de brevet.  Enfin l'Etat subventionne l'Institut à hauteur de 27 %.
Lire mon article Tourmente dans les musées français >>

La deuxième édition du Pasteurdon se déroulera du 20 au 27 septembre dans toute la France en partenariat avec toutes les grandes radios nationales. Pendant toute la semaine, elles valoriseront l'Institut Pasteur et ses actions sur les ondes par le biais d'espaces gracieux ou de reportages. Dès aujourd'hui France Inter donne le coup d'envoi de l'opération.
Consultez le dossier de France Inter consacré à l'Institut Pasteur >>

Par Sophie
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Jeudi 30 octobre 2008

TGP


Ce soir, à 20h, direction le Théâtre Gérard Philippe à Saint Denis pour une représentation d'Electronic City de Falk Richter.

"Une histoire d'amour est toujours aussi une histoire sociale, l'histoire du contexte dans lequel elle émerge. C'est dans cette tradition de la romance forcément politique, ou du moins sociologique, que s'inscrit Falk Richter avec son texte Electronic City.
Il y analyse avec humour et acuité les chances de survie d'une relation amoureuse dans une société sur-moderne. Tom et Joy passent leur temps, de chambres d'hôtel en halls d'aéroport, de messages laissés sur des boîtes vocales en conversations téléphoniques écourtées, à tenter de se retrouver, de se croiser, au moins l'espace de quelques instants. Entre le monde intérieur de ces deux figures et la réalité électronique qui les entoure, tout pourrait être une séquence de film. L'univers de Falk Richter résonne donc très fortement avec le travail du collectif MxM, qui utilise les nouvelles technologies, en particulier la vidéo, pour mieux s'interroger sur la place de l'homme dans un environnement médiatique qui laisse peu d'espace de parole, de silence, dans la relation à l'autre."


Par Sophie
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Vendredi 17 juillet 2009

Le Pittchoune Théâtre accueille tous les jours à 12h05 dans le cadre du festival off d'Avignon la troupe des Chats Bottés en balade pour une représentation de "Dodo l'enfant guerre".


Coup de projecteur sur ces 16 jeunes comédiens qui ont entre 13 et 16 ans et qui ont déjà remporté le Concours Interscolaire de Versailles à deux reprises avec le Prix du meilleur spectacle en 2007 et en 2008 et le Prix du meilleur acteur.
Un spectacle vivement recommandé ;)

Par Sophie
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